Focus de méditation #88

Prévenir la poursuite de la violence ethnique au Congo



Bonjour!

Voici le 88e Focus de méditation suggéré pour les deux semaines consécutives commençant le dimanche 25 mai 2003.

Prévenir la poursuite de la violence ethnique au Congo

1. Résumé
2. Horaire de méditation
3. Complément d'information sur ce Focus de méditation
4. Veille pour la paix au Proche-Orient

NOTE: En raison d'un surcroît de travail avec l'arrivée de la saison estivale, il n'a pas été possible de préparer à temps la version française du précédent Focus de méditation. Il est possible qu'une telle situation se répète au cours de l'été. Vous êtes invité(e), le cas échéant, à visiter la section anglaise du site Web du Groupe focalisateur au http://www.aei.ca/~cep/home.htm (prendre note de cette adresse) et vérifier au bas de cette page le plus récent sujet proposé comme Focus de méditation afin de continuer ainsi cet important travail pour la paix.




1. Résumé

Après que plus de 800 000 hommes, femmes et enfants aient été massacrés au Rwanda il y a 5 ans, tout le monde a affirmé que plus jamais une telle chose ne serait tolérée. Mais à moins que le Conseil de sécurité des Nations unies n'agisse rapidement et de manière décisive, un autre génocide africain semble hélàs imminent. L'endroit cette fois est la petite province de l'Ituri, riche en ressources minières, située au nord-est de la République démocratique du Congo, où vivent ensemble plus de 5 millions de membres des tribus Hema et Lendu - des noms qui pourraient bientôt être écrit de façon indélébile dans notre conscience collective comme le sont aujourd'hui les Tutsi et les Hutu. La guerre au Congo a déjà entraîné la mort de plus de 3 millions de personnes; en Ituri seulement, près de 50 000 personnes ont été tuées et 200 000 ont été déplacées depuis 1999. Une situation encore plus grave semble possible à moins que des troupes étrangères ne soient immédiatement envoyées. Les causes de la présente crise remontent à l'époque coloniale alors que la minorité Hema profitait de plus grands privilèges et d'une meilleure éducation que la majorité Lendu. Après l'effondrement de l'autorité gouvernementale en 1998, le leadership Hema s'est emparé du contrôle des terres et des mines d'or grâce au soutien d'officiers de l'armée ougandaise. Des milices Lendu ont alors contre-attaqué et il y a eu une spirale croissante de violence depuis ce temps. Depuis la fin d'avril, les forces ougandaises se sont enfin retirées, conformément à un accord de paix pour l'ensemble du Congo signé en septembre dernier. Mais au cours des derniers jours un groupe Hema, soutenu par le Rwanda, s'est emparé de Bunia, la capitale provinciale, ce qui a provoqué la fuite des membres de l'ethnie Lendu et une reprise des massacres.

Veuillez consacrer vos prières et méditations, selon ce que vous inspirera l'Esprit, au cours des deux prochaines semaines et tout particulièrement chaque dimanche lors des méditations mondiales synchronisées, afin de contribuer à créer les conditions menant à une diminution des tensions et de la violence ethnique entre les tribus Hema et Lendu dans la province de l'Ituri. Puisse la volonté d'accepter leurs différences mutuelles devenir le choix de toutes les parties concernées et puisse l'esprit de bonté et de miséricorde croître dans le coeur et l'esprit de chacun afin ainsi de rendre impensable et profondément répugnant tout acte de violence. Veuillez visualiser que la volonté de déposer les armes et de vivre dans la compassion et l'amour devienne très bientôt le trait dominant chez tous ceux qui participent à des conflits armés au Congo, et sur la Terre entière, pour le Plus Grand Bien de Tous.

Ce Focus de méditation est archivé au http://www.aei.ca/~cep/FocusMeditation88.htm

La version anglaise de ce Focus de Méditation est disponible au http://www.aei.ca/~cep/MeditationFocus88.htm




2. Moments recommandés pour méditer

- Journée mondiale de méditation : Dimanche à 16:00 Temps universel (GMT) ou à midi heure locale. Durée suggérée : 30 minutes avec un focus spécial sur la guérison de la Terre durant les dernières minutes de votre méditation.

- Pause quotidienne d'unification : Tous les autres jours de la semaine, au début d’une nouvelle heure ou à toute autre moment qui vous conviendra le mieux.

Les heures indiquées ci-dessous correspondent à 16:00 en Temps universel/GMT :

Honolulu 06:00 -- Los Angeles 09:00 -- Denver & San Salvador 10:00 -- Mexico, Houston & Chicago 11:00 -- New York, Toronto, Montréal, Asuncion & Santiago 12:00 -- Rio de Janeiro & Montevideo 13:00 -- Reykjavik & Casablanca 16:00 -- Londres, Alger & Lagos 17:00 -- Genève, Rome, Berlin, Paris, Johannesburg & Madrid 18:00 -- Athènes, Helsinki, Jérusalem, Nairobi & Istanbul 19:00 -- Moscou & Baghdad 20:00 -- Téhéran 20:30 -- Islamabad 21:00 -- Calcutta & New Delhi 21:30 -- Dhaka 22:00 -- Rangoon 22:30 -- Hanoi, Bangkok & Jakarta 23:00 -- Hong Kong, Perth, Beijing & Kuala Lumpur 00:00+ -- Séoul & Tokyo 01:00+ -- Brisbane, Canberra & Melbourne 02:00+ -- Wellington 04:00+

Le + signifie que l'endroit se trouve le lendemain relativement à 16:00 en Temps universel/GMT. Le * signifie que l'endroit est à l'heure avancée en ce moment.

En cas d'incertitude, vous pouvez aussi vérifier au http://www.timeanddate.com/worldclock/full.html pour trouver votre heure locale correspondante.




3. Complément d'information sur ce Focus de méditation

Cette section est destinée aux personnes désirant mieux comprendre tout ce qui entoure ce Focus de méditation. Si tel est votre cas, nous aimerions vous encourager à considérer ce qui suit avec une certain recul de façon à ne pas laisser tous ces détails teinter la vision positive que vous désirez conserver tout au long de votre méditation. Puisque ce sur quoi nous focalisons notre attention croît en importance, plus notre état d'esprit sera positif, mieux nous réussirons à exprimer une vision de guérison pour l'ensemble de la planète. Nous préférons fournir le complément d'information suivant parce qu'il nous apparaît nécessaire de bien comprendre ce qui a besoin d'être corrigé afin ainsi de former une image plus claire et mieux structurée en notre conscience et par conséquent maximiser l'effet bénéfique recherché.

Voir d'abord nos 2 précédents Focus de méditation à ce sujet

Focus de méditation #16 : Crise humanitaire et guerre au Congo http://www.aei.ca/~cep/FocusMeditation16.htm

Focus de méditation #39 : Nouveaux espoirs de paix au Congo http://www.aei.ca/~cep/FocusMeditation39.htm


De : http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3212--320132-VT,00.html

La guerre entre les ethnies hema et lendu fait redouter un génocide au Congo-Kinshasa

15 mai 2003

A Bunia, dans l'est du pays, la force de l'ONU se révèle incapable de mettre fin aux violences.

Nairobi de notre correspondant

Le temps d'une offensive, la puissance de feu a fait la différence entre les milices rivales à Bunia, chef-lieu de l'Ituri, région est de la République démocratique du Congo (RDC), frontalière de l'Ouganda. Une campagne de pilonnage a permis, en début de semaine, aux Hemas de prendre le contrôle de l'agglomération (100 000 habitants en temps de paix) et d'en chasser leurs ennemis de l'ethnie lendu. Mais ce contrôle fut bref : mercredi 14 mai, les tirs de mortiers et d'armes automatiques s'acharnaient sur l'aéroport, où quelque 10 000 personnes avaient trouvé refuge à proximité des bâtiments de l'ONU.

Une fois les derniers soldats ougandais partis, le 7 mai, selon un calendrier établi par la Mission d'observation des Nations unies au Congo (Monuc), les miliciens lendus ont tenté de prendre le contrôle de la ville, supplantant rapidement une administration locale sans pouvoir réel, une force de police envoyée de Kinshasa, la capitale congolaise, et les six cents hommes de la Monuc. Bunia s'est alors transformée en champ de bataille.

Le retrait ougandais, conçu comme un pas important sur le chemin de la paix en RDC, avec le départ de l'ensemble des troupes étrangères et l'installation prochaine d'un gouvernement de transition dans la capitale congolaise, à plus de 2 000 kilomètres de distance, tournait à la catastrophe. Alors que les groupes armés devaient théoriquement respecter l'autorité de l'administration civile, les miliciens ont mis Bunia à feu et à sang. A la fin du week-end, plus d'une centaine de morts étaient dénombrés, dont des prêtres, des femmes et des bébés, essentiellement de l'ethnie hema.

La Monuc, supposée constituer la colonne vertébrale du maintien de l'ordre en ville, était dans le même temps réduite à l'impuissance, ses membres se trouvant "assiégés" dans leurs propres bâtiments, sous le feu des miliciens lendus.

SPIRALE DE MASSACRES

Le conflit entre les deux communautés remonte à plus d'un siècle, nourri, à l'origine, de querelles ayant trait à la terre. Mais le cycle des massacres n'a été entamé qu'avec la guerre du Congo, lorsque les manipulations des armées de la région - Ougandais en tête - ont transformé des querelles de clocher en explosions de violence.

Les Hemas comme les Lendus disposent désormais de milices entraînées, animées par une idéologie de peur et de haine. Depuis 1999, on a recensé en Ituri plus de 50 000 morts et 500 000 déplacés dans une spirale de massacres à laquelle les spécialistes reconnaissent un "potentiel de génocide", dont la bataille de Bunia, événement militaire sans portée réelle, n'est qu'un signe extérieur.

Les combats, à Bunia, sont révélateurs de plusieurs aspects du drame de l'Ituri. Pour commencer, ils montrent, par défaut, les ravages de l'implication étrangère. Les derniers éléments ougandais, qui ont quitté Bunia à pied, auraient distribué, selon des témoins, des armes aux miliciens hemas qui se préparaient à attaquer.

Les morts de Bunia, en quelques jours, illustrent aussi la tentation d'extermination qui anime les milices locales. Aucun des deux groupes de milices ne veut y mettre fin. Les Hemas avaient déjà tenu la ville pendant huit mois, avant d'en être chassés par les Ougandais en mars.

Pendant cette période, note une spécialiste, les Hemas "ont systématiquement arrêté, torturé, tué des civils lendus, et empêché toute distribution d'aide humanitaire aux membres de cette ethnie. Chacun des groupes est aussi mauvais l'un que l'autre." L'épisode du retrait raté des Ougandais illustre le manque de préparation de ceux qui l'ont exigé, membres de la communauté internationale et responsables onusiens. Connaissant la situation de l'Ituri, le départ des troupes de Kampala se devait d'être organisé avec minutie pour éviter qu'un "vide du pouvoir", fût-ce celui d'une armée d'occupation, ne se traduise par une flambée de violence. Or, c'est précisément ce qui est arrivé à Bunia.

L'impuissance de la mission, surnommée Monique avec dédain par la population, est devenue une source de plaisanteries amères. Un dirigeant de la Monuc, familier de la région des Grands Lacs, l'admet volontiers : "Rien n'avait été préparé à Bunia. C'est un amateurisme criminel. On n'a pas donné à la Monuc, malgré ses 580 millions de dollars de budget, suffisamment d'hommes pour assurer le passage de témoin. Le prochain contingent de Bengladeshis ne doit arriver qu'en juillet. D'ici là, on aura peut-être un bain de sang. L'Ituri est géré par les bureaucrates de New York (siège des Nations unies), au département des opérations de maintien de la paix, comme le Rwanda l'avait été avant le génocide : ces gens se couvrent, évitent d'agir. Et quand les catastrophes arrivent, il n'y a pas de sanctions."

Seule note d'espoir, les Nations unies donnent le sentiment de vouloir agir. Le Royaume-Uni étudie les conditions d'un déploiement militaire accru dans la région. La France a annoncé qu'elle pourrait participer à une force de paix. L'Ouganda n'exclut pas de revenir en Ituri, si l'ONU le lui demande...

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De : http://fr.news.yahoo.com/030521/5/37nzj.html

21 mai 2003

RDC: la France prête à intervenir dans l'Ituri à la tête d'une force internationale sous l'égide de l'ONU

PARIS (AP) - La France est prête, à certaines conditions, à intervenir dans l'Ituri, province du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), à la tête d'une force internationale autorisée par les Nations unies, a affirmé mercredi le porte-parole du Quai d'Orsay.

"Face à la grave détérioration des conditions de sécurité et humanitaires à Bunia, il s'agit de répondre à une demande du secrétaire général des Nations unies" Kofi Annan, a expliqué François Rivasseau au cours de son point de presse quotidien.

"Nous avons fait part de notre disponibilité, tout en posant un certain nombre de conditions", a-t-il ajouté, soulignant la nécessité que cette force multinationale soit "hors MONUC (Mission des Nations unies au Congo)" et "autorisée par une résolution du Conseil de sécurité sous chapitre VII".

Paris préconise en outre une "opération temporaire", une "force qui sécuriserait l'aéroport de Bunia et, en fonction des événements sur le terrain, protégerait les populations en danger" et "une force se déployant avec l'accord explicite des pays concernés".

Pour l'heure, alors que de récents combats entre tribus rivales ont fait quelque 280 morts, l'ONU a "dépêché une mission de reconnaissance logistique à laquelle participent plusieurs Français. Nous en sommes là", a ajouté M. Rivasseau. Arrivée mardi pour une mission de deux jours sur le terrain, la délégation militaire française a tenté d'évaluer la situation en vue de l'envoi d'une force d'interposition entre tribus Hema et Lendu.

Tandis que Paris posait ses conditions pour conduire cette possible force, Londres a exprimé le souhait d'y participer. "Je crois que la France s'apprête à contribuer de manière considérable (à cette force)", a déclaré mercredi le Premier ministre Tony Blair devant les Communes. "Nous réfléchissons, compte tenu de nos autres engagements, au soutien que nous pouvons apporter", a-t-il ajouté. AP

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De : http://fr.news.yahoo.com/030522/5/37sbq.html

22 mai 2003

Ottawa et Paris veulent oeuvrer pour la paix au Congo-Kinshasa

OTTAWA (AP) - Les premiers ministres canadien et français Jean Chrétien et Jean-Pierre Raffarin ont affirmé jeudi que leurs pays respectifs étaient prêts à participer à une éventuelle intervention internationale de maintien de la paix des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre).

"La situation est urgente", a estimé Jean Chrétien à Ottawa.

Les Nations unies a déjà demandé officiellement aux deux gouvernements d'étudier la possibilité d'une intervention internationale de maintien de la paix dont la France prendrait la tête.

"Nous en avons discuté, M. Raffarin et moi, et nous somme prêts à participer", a affirmé M. Chrétien. "Nous voulons le faire sous l'égide de l'ONU et nous étudions les aspects techniques, à ce moment-ci, de collaboration entre la France et le Canada pour participer, si une initiative doit être prise." Des discussions supplémentaires devraient être nécessaires.

Le Premier ministre canadien a précisé que la contribution serait probablement limitée "puisque la demande (de l'ONU) n'est pas grande". Le Canada pourrait ainsi fournir deux avions. AP

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De : http://archquo.nouvelobs.com/cgi/idxlist2?a=art&aaaammjj=200305&aaaammjj2=20030524&amjg=200305&num=000001371&m1=Congo&m2=&m3=&rubrique=&rubrique_sci=&amj1=&amj2=&host=http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articles?ad=etranger/20030406.OBS9131.html&datebase=20030407
Selon la Mission de l'ONU au Congo, près de 1.000 personnes ont été tuées jeudi. Il s'agirait de membres de la communauté Hema tués par des Lendu.


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3,500,000 morts au Congo: un génocide dans l’indifférence totale! Pourquoi?
http://www.ptb.be/international/article.phtml?section=A1AAABBR&object_id=4916
Interview de Ludo Martens, spécialiste du Congo et ami de Laurent-Désiré Kabila (09-05-2001)

(...) Qu’est-ce qui vous a le plus frappé depuis trois ans que vous visitez le Congo?

Ludo Martens. Que les Etats-Unis y commettent un véritable génocide dans l’indifférence générale. Pourtant, c’est un institut américain qui a calculé, en mai 2000, l’augmentation des taux de mortalité dans les territoires occupés par les armées rwandaise et ougandaise. Il a chiffré un «surplus» de 1.700.000 morts, dû à la violence et aux conséquences de la guerre et de l’occupation. Et chaque mois qui passe, 100.000 autres Congolais meurent en surnombre. Cela nous amène à 2.700.000 morts au 1 mai 2001, rien qu’à l’Est. Dans les territoires libres et notamment à Kinshasa, la mortalité a aussi augmenté. On dépasse donc largement les trois millions de victimes de la guerre.

3.000.000, c’est un chiffre invraisemblable. Est-ce vraiment crédible?

Ludo Martens. Vous tombez bien. Aujourd’hui même, l’organisation américaine International Rescue Committee (IRC) vient de publier des chiffres précis tirer de ses enquêtes récentes. A Kalima, au Maniema, elle a trouvé 250 morts pour 100 naissances. Dans la région de Moba, 50 % des enfants meurent avant 1 an. A Kalémie, c’est pire: 75 % meurent avant 2 ans… L’IRC parle maintenant d’au moins 3.000.000 de morts, rien que dans les territoires occupés. Donc plus de 3.500.000 dans l’ensemble du Congo. Et personne ne mobilise en Occident contre ce génocide qui dépasse de loin celui commis au Rwanda en 1994 contre les Tutsi et les Hutu démocrates.

CLIP

Pour en revenir à la lutte de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération: elle a quand même pris le pouvoir avec le soutien des Américains.

Ludo Martens. Les Américains ont pensé qu’avec les Rwandais et Ougandais, ils avaient tout sous contrôle. La stratégie des Américains était de chasser avec gentillesse le vieux Mobutu mourant. Ils voulaient maintenir les mobutistes et l’«opposition» pro-occidentale, puis noyer Kabila dans cette majorité. Mais la formation d’une armée de «kadogo» (jeunes) congolais et l’intervention massive de l’Angola dans la guerre, lors de la libération de Kisangani le 15 mars 1997, ont tout changé. Les Américains ont alors compris que les nationalistes allaient balayer toute la pourriture néo-coloniale. Les Américains et les Français n’ont jamais pardonné cela à Kabila. Immédiatement, ils l’ont traité de «dictateur» parce qu’il refusait de s’intégrer dans la «démocratie» de la transition.

CLIP

Voir aussi:

Dossier complet sur la République Démocratique du Congo http://fr.fc.yahoo.com/r/rdc.html

Des dizaines d’articles sur le Congo http://www.ptb.be/international/index.phtml?section=A1AAABBRAA

4. Veille pour la paix au Proche-Orient

Veuillez conserver à l'esprit durant vos prières et méditations la situation au Proche-Orient où de nouvelles négociations de paix entre les Israéliens et les Palestiniens dans le contexte de la feuille de route vers la paix proposée par le gouvernement américain pourraient déboucher sur des résultats positifs dans les mois et années à venir, dans la mesure où les attaques suicides visant à faire dérailler ces pourparlers de paix pourront être empêchées et stoppées.

De : http://cf.news.yahoo.com/030523/3/9k9f.html

23 mai

Le PM israélien Sharon entérine la "feuille de route"

JERUSALEM (Reuters) - Après avoir obtenu que les États-Unis prennent note publiquement de ses réserves, Ariel Sharon a donné vendredi son accord de principe à la "feuille de route" internationale pour la paix au Proche-Orient, déjà acceptée par les Palestiniens.

Le Premier ministre israélien a précisé que le feu vert définitif de l'État hébreu devrait émaner de son cabinet de coalition, qui se réunira dimanche, mais où le chef du Likoud, réélu triomphalement en janvier, est en position de force face à l'opposition de ses alliés d'extrême droite.

Mise au point l'an dernier par le Quartet de médiateurs formé des États-Unis, de l'Onu, de l'Union européenne et de la Russie, la feuille de route prévoit la paix au Proche-Orient d'ici 2005, avec à la clé la création d'un État palestinien viable aux côtés de l'État juif dans ses frontières d'avant la guerre de 1967.

Ce plan prévoit trois phases, dont la première, en cours, consiste pour les Palestiniens à réformer politiquement et à assainir financièrement l'Autorité autonome, présidée par Yasser Arafat, et pour Israël à se retirer des villes de Cisjordanie réoccupées lors de la seconde intifada et à geler tout activité de colonisation.

Le président George Bush Jr, qui reprend volontiers à son compte ce plan international, n'a accepté de le "promulguer" qu'une fois "réglé" le dossier irakien et après avoir contraint Arafat à se défaire d'une bonne partie de ses pouvoirs au profit d'un Premier ministre acceptable par Israël et les Occidentaux, en la personne du numéro deux de l'OLP Abou Mazen.

Mais il a fait savoir clairement que, pour les États-Unis, il n'était pas question de "perdre du temps" à négocier tel ou tel aspect de ce plan, imposé en quelque sorte aux parties par la communauté internationale sur la base de leurs plus petits dénominateurs communs. Une fermeté réaffirmé vendredi à Paris par son secrétaire d'État Colin Powell.

* Le gouvernement palestinien s'est réjoui dans la soirée de l'acceptation de principe de la "feuille de route" par Sharon, parlant à cet égard de "mesure positive dans la bonne direction". "Nous espérons qu'Israël assumera ses responsabilités conformément à ce plan", a déclaré à Reuters le ministre de l'Information, Nabil Amr.

GENEVE OU CHARM EL CHEIKH

Ce dernier s'était rendu ce mois-ci au Proche-Orient pour promouvoir la feuille de route, obtenant l'adhésion d'Abou Mazen, mais pas celle de Sharon, qui espérait en négocier certains aspects avec Bush lors d'une rencontre cruciale mardi dernier à Washington -- sa septième avec le chef de la Maison blanche.

Mais le chef du Likoud a dû remettre sa visite à la suite d'une nouvelle vague d'attentats suicide le week-end dernier en Israël. Bush n'en a pas point fermement estimé cette fois que ces actions "terroristes" ne sauraient nullement entraver son engagement personnel en faveur d'un reprise du dialogue.

Le président américain, qui se rend la semaine prochaine au sommet du G8 à Evian, est semble-t-il décidé à forcer le rythme en profitant de son voyage pour présider un sommet tripartite avec Sharon et Abou Mazen, dont il a fait connaissance cette semaine au téléphone alors qu'il n'avait jamais parlé avec Arafat.

Les Premier ministres israélien et palestinien se sont également rencontrés pour la première fois es-qualité il y a une semaine à Jérusalem et il est probable que leur nouvelle rencontre en présence de Bush aura lieu en terrain neutre, comme Genève ou Charm el Cheikh, à la pointe sud du Sinaï égyptien.

Dans son ranch texan de Crawford, le président américain a déclaré vendredi qu'une rencontre avec Sharon et Mazen était envisageable à ses yeux si cela pouvait faciliter la dynamique de paix. "J'explore la possibilité de rencontrer ou non Abou Mazen ainsi qu'Ariel Sharon. Si cela pouvait faire avancer la paix et faciliter la coexistence pacifique des deux États, je recommanderai chaudement semblable entrevue".

Le ralliement de Sharon à l'initiative du Quartet que Bush veut maintenant mettre en oeuvre aura été négocié jusqu'à la dernière minute par le Premier ministre israélien. Le résultat en est un communiqué commun de Powell et de Condoleezza Rice, conseillère de Bush à la sécurité nationale, diffusé vendredi matin par la Maison blanche.

Les États-Unis y disent "partager" l'avis israélien que certains aspects du plan sont sources d'inquiétudes (sur le plan de la sécurité), mais ils affirment que celles-ci seront "prises en compte pleinement et sérieusement" lors de sa mise en oeuvre.

De source israélienne, on dit que les garanties américaines pourraient prendre la forme d'annexes à la feuille de route ou de lettres séparées. De source autorisée palestinienne, on se déclare par avance nullement lié par ces "conditions" d'Israël.

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De : http://cf.news.yahoo.com/030522/3/9k2r.html

PO/Première entrevue entre Abou Mazen et le Hamas (22 mai)

GAZA (Reuters) - Pour la première fois depuis sa nomination au poste de Premier ministre palestinien, Abou Mazen, alias Mahmoud Abbas, a rencontré jeudi à Gaza des dirigeants du mouvement radical palestinien Hamas, a-t-on appris de source proche de ces contacts.

D'après un responsable palestinien, le nouveau chef du gouvernement, en poste depuis trois semaines, aurait demandé à ses interlocuteurs d'appeler leurs militants au calme.

Côté Hamas, quatre responsables du Hamas ont participé à la rencontre, dont Mahmoud al-Zahar et Abdel-Aziz Rantisi, les deux principaux dirigeants du Mouvement de résistance.

Un autre responsable, Ismail Hanieh, a indiqué que les dirigeants du Hamas avaient répondu à Mahmoud Abbas que le mouvement envisagerait de cesser ses attaques contre les civils israéliens à l'intérieur d'Israël seulement si "Israël se retire des zones qu'il occupe, libère les prisonniers et cesse de tuer des civils".

Ce type de trêve, qui n'inclut pas les attaques contre les colonies juives ou les soldats israéliens, a été déjà rejetée par Israël.

Abou Mazen s'est engagé à lutter contre la violence anti-israélienne tandis que les islamistes du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) récusent le processus de paix israélo-palestinien, en panne depuis la seconde intifada.

Le Hamas a juré, en outre, de poursuivre la lutte contre "l'occupant israélien" par le biais, notamment, d'attentats suicide.

L'Etat hébreu exige d'Abou Mazen qu'il réprime les activistes palestiniens, dont ceux du Hamas, les désarme et les jette en prison en préalable à un éventuel assouplissement de la présence de Tsahal dans les zones palestiniennes.

Les États-Unis, qui plaident pour une "feuille de route" vers la paix prévoyant des gestes de compromis réciproques débouchant sur la création d'un État palestinien en 2005, exercent également de fortes pressions sur Abou Mazen pour qu'il mette fin à la violence.

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Voir aussi:

PO/Bush pourrait présider un sommet Sharon-Abbas (22 mai)
http://cf.news.yahoo.com/030522/3/9k3j.html
JERUSALEM (Reuters) - A en croire le chef de la diplomatie israélienne, George W. Bush pourrait présider un sommet israélo-palestinien réunissant Ariel Sharon et son nouvel homologue palestinien, Abou Mazen.

Le Hamas pourrait cesser les attentats si Israël cesse la traque des militants (22 mai)
http://cf.news.yahoo.com/030522/1/9jum.html
GAZA, bande de Gaza (AP) - Des dirigeants du Hamas ont déclaré jeudi qu'ils pourraient envisager d'arrêter les attentats contre les civils israéliens si l'armée israélien abandonnait la traque des miliciens palestiniens. L'Etat hébreu a déjà rejeté un tel marché par le passé.

Le processus de paix au Proche-Orient mis à mal par cinq attentats-suicide (19 mai)
http://cf.news.yahoo.com/030519/1/9jcn.html

Fin de la rencontre Sharon-Abbas à Jérusalem: aucune avancée n'a été obtenue (17 mai)
http://cf.news.yahoo.com/030518/1/9j57.html




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Pour la version anglaise, envoyez-le à focus-group-subscribe@egroups.com

Pour visiter les archives de nos précédents envois et prendre connaissance des diverses recommandations faites par le Groupe focalisateur pour mieux contribuer à cette initiative mondiale, aller à http://www.aei.ca/~cep/GroupeFocal.htm

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